Par Cyril le 28/06/2010
Salut!
Je vous avais vendu la mèche il y a quelques semaines, les salsas rouge et verte servent d’ingrĂ©dients dans l’Ă©laboration de plusieurs recettes mexicaines. Le Pipian (rouge ou vert, en fonction de la salsa) est l’association d’une pâte faite Ă partir de graines de courges moulues et d’une salsa (rouge ou verte, donc, partons du principe qu’elle est dĂ©jĂ prĂ©parĂ©e, en suivant l’une de ces recettes). Certains y ajoutent des graines de sĂ©same Ă celles de courge voire remplacent intĂ©gralement les graines de courges par le sĂ©same, mais j’ai quand mĂŞme eu l’impression que la courge faisait nettement plus partie de la gastronomie mexicaine traditionnelle que le sĂ©same.

Au Mexique, cette sauce est habituellement servie sur du porc ou du poulet, que l’on accompagne de riz et de haricots rouges,. En fonction de la quantitĂ© de salsa et de graines, sa consistance peut s’approcher de celle d’un pesto et j’imagine donc assez facilement marier cette sauce Ă des pâtes.

Pipian Verde
1/2 litre de salsa verde / 250g de graines de courge/1 verre d’eau / 1 cs d’huile d’olive
Dans une grande poĂŞle, faire chauffer l’huile et y faire revenir les graines jusqu’Ă ce qu’elles prennent une jolie couleur dorĂ©e., puis les mixer avec l’eau. Remettre la pâte ainsi obtenue dans la pĂ´ele et faire revenir encore quelques minutes avant d’ajouter la salsa verte. Rectifier l’assaisonnement et laisser mijoter Ă feu doux pendant 15 minutes.
Par Cyril le 30/05/2010
Salut!
J’ai profitĂ© de mon passage Ă Puebla, ville charmante au sud-est de Mexico, pour prendre un cours de cuisine mexicaine d’une demi-journĂ©e en compagnie de Alonso Hernandez, le chef du restaurant de la Mesones Sacristia. Le lieu est charmant et pour y avoir manger la veille au soir, je savais que je mettais les pieds dans une excellente cuisine.

Nous avons commencĂ© par apprendre Ă prĂ©parer les salsas rouges et vertes qui sont les bases quasi-fondamentales de la gastronomie mexicaine. Ces sauces se conservent une petite semaine au frigo et servent d’ingrĂ©dients pour la composition de plat plus élaborĂ©s. De la mĂŞme façon que nous trouvons du sel, du poivre et de la moutarde sur toutes les tables françaises, les salsas rouge et verte sont sur toutes les tables mexicaines.

Salsa Verde
6 tomates vertes (tomatillos) / un demi oignon blanc / entre 5 et 20 piments Serrano (en fonction de comment vous souhaitez brĂ»ler le palais de vos convives) / 1 gousse d’ail / 1 bouquet de coriandre / 1 tasse d’eau / Sel
Griller tous les ingrĂ©dients Ă l’exception de la coriandre sur un comal (ou au grill si vous n’ĂŞtes pas au Mexique). Passer tous les ingrĂ©dients au pilon en commençant par les plus durs soit dans l’ordre : l’ail, les piments, l’oignon, les tomates et enfin la coriandre ciselĂ©e, en ajoutant petit Ă petit l’eau et le sel (ou, si vous ĂŞtes modernes, passer le tout au mixeur).

Salsa Rojo
6 tomates rouges / un demi oignon blanc / 4 piments Chipotle sĂ©chĂ©s / 1 gousse d’ail /  1 tasse d’eau / sel
Exactement comme pour la salsa verte, on grille, on pile (ou on mixe) et zou, c’est pliĂ©.
Par Barbara le 03/05/2010
Cela faisait bien longtemps que nous n’avions dĂ®nĂ© d’un plat de pâtes ; et pourtant, qu’est-ce que c’est bon ! Un chouilla rĂ©gressif aussi : qui n’a pas connu les coquillettes des grands soirs, quand les parents sortaient et nous laissaient avec la baby-sitter ? J’ai ce merveilleux souvenir d’une jeune fille qui nous garda tout un week-end, nous emmena visiter la Grande Arche de la DĂ©fense et nous mitonna des pâtes Ă l’orange, vĂ©ritable dĂ©lice sucrĂ©-salĂ©, que je n’ai jamais osĂ© reproduire depuis de crainte qu’il ne soit pas tout Ă fait comme dans mes souvenirs… Pas d’orange donc dans cette recette, hormis mes nouvelles cuillères en mĂ©lamine, mais des courgettes, du basilic, de la roquette et quelques graines pour une sauce de pâtes improvisĂ©e un soir de semaine oĂą l’envie de retomber en enfance se fait sentir…

Pour 4 petits pots
3 courgettes moyennes / 1 petit bouquet de basilic / 1 cs de graine de tournesol / 2 cs de graines de courge / 2 gousses d’ail / 1 belle poignĂ©e de roquette / huile d’olive / sel et poivre
Laver les courgettes et les couper en morceaux grossiers, Ă©plucher l’ail. Cuire Ă l’au bouillante environ 10/15 minutes (les courgettes doivent ĂŞtre très tendre). Egoutter très soigneusement afin qu’il ne reste presque plus d’eau dans les courgettes. Laver la roquette. Dans le bol du blender, mettre les courgettes et l’ail. Mixer finement en ajoutant un filet d’huile. Ajouter le reste des ingrĂ©dients et mixer par Ă -coups. L’idĂ©al Ă©tant qu’il reste quelques morceaux croquants de graines et de roquette. Rectifier l’assaisonnement. Servir sur des pâtes cuites al dente. Conserver le reste au frigo dans des petits pots bien fermĂ©s (max 8 jours sans stĂ©rilisation).
Par Cyril le 29/03/2010
Salut !
J’ai beau pratiquer la cuisine de façon assez régulière, être bien équipé et avoir des placards abondants, ce n’est pas si souvent que ça qu’une idée me tombe dessus avec une vision aussi aiguë du résultat théorique. Ce matin-là fut pourtant une de ces rares occasions ou je savais exactement ce que j’allais faire à ce tiers de potiron qui occupait bien trop de place dans notre frigo. Et ce n’est pas le scepticisme de B. qui m’aurait empêché de tester mon idée !
Les contraintes étaient de flinguer le potiron et d’assurer une soirée pâtes pour accompagner le match de rugby France-Angleterre. Sincèrement, il n’y a rien de sorcier ni de compliqué dans cette recette ; la seule astuce est la patience : patience de laisser l’oignon prendre une couleur chaleureuse et fondante, patience de laisser le tout mijoter longuement jusqu’à obtention d’une sauce bien onctueuse.

Pour 4 personnes, un soir de match
1 oignon jaune / 3 échalotes / 4 gousses d’ail / 1 cs d’huile d’olive / 1 boîte de tomates entières au jus / 1 belle tranche de potiron / 1 verre de bouillon de viande / 250 g de viande hachée (à 5 ou 8% de matières grasses) / 1 cs d’herbes de Provence / 3 feuilles de laurier / Sel & Poivre
Presser l’ail le faire revenir dans l’huile d’olive le temps d’émincer l’oignon et les échalotes et les ajouter de suite à la cuisson. Débiter le potiron en petits cubes et les mixer les grossièrement à l’aide d’un blender. Ajouter la tomate, le potiron, les herbes et le bouillon. Goûter et rectifier l’assaisonnement. Laisser mijoter 2 heures à feu doux et à couvert en remuant régulièrement. Ajouter la viande, et poursuivre la cuisson une petite demi-heure. Servir sur des pâtes cuites séparément. Prévoir un petit ramequin de parmesan.
Par Barbara le 27/08/2009
C. a rapportĂ© ce bar congelĂ© entier (!) dans son panier hier. C’est qu’il se souvenait m’avoir entendu dire que j’aime bien le poisson qui ressemble Ă du poisson… et oui ! les filets de chez Picard c’est drĂ´lement pratique mais un “vrai” poisson c’est quand mĂŞme meilleur ! Un poisson avec la tĂŞte, la queue et des Ă©cailles !

Pour 2 personnes
* 1 bar entier d’environ 500 gr vidĂ© et nettoyĂ©
* 2 cs de pesto de ciboulette
* 12 tomates séchées
* 1 courgette
* 1 cs rase de semoule fine
* 150 grammes de coquillettes
Laver et peler la courgette et la couper en tout petits dĂ©s (environ 5mm de cĂ´tĂ©). Couper les tomates sĂ©chĂ©es en très fines lanières. Dans une casserole, faire revenir les tomates et la courgette avec les 2 cs de pesto. Cuire Ă petit feu 10 minutes environ. Pendant ce temps, s’assurer que le poisson est bien vidĂ© et propre. Le passer sous l’eau froide. Quand les courgettes sont juste tendres, le mĂ©lange est cuit. PrĂ©lever un tiers de la prĂ©paration et le mĂ©langer Ă la semoule fine. En farcir le bar. Placer le bar sur la plaque du four recouverte de papier sulfurisĂ©. Cuire le poisson 15 minutes Ă 200°C. Pendant ce temps, faire cuire les coquillettes et les mĂ©langer au reste de prĂ©paration courgettes/tomates. Servir le poisson accompagnĂ© des coquillettes au pesto.
Par Barbara le 09/07/2009
Lors des dĂ®ners Ă la maison, j’aime pouvoir servir plusieurs sauces et accompagnements avec mes plats : vinaigrettes parfumĂ©es, moutardes qui sortent de l’ordinaire, bonne mayonnaise, ketchup Ă©picĂ©, etc. Bien sĂ»r, tout n’est pas “home made” mais j’aime bien quand les produits sortent de l’ordinaire. Il m’arrive d’ailleurs rĂ©gulièrement de faire des chutneys. Suivant ce qu’il y a dans le frigo, suivant l’inspiration, ils peuvent ĂŞtre de fruits ou de lĂ©gumes. Cette fois-ci, il me restait un morceau de pastèque restĂ© au frigo quelques jours de trop et donc un peu dĂ©shydratĂ©… Ni une, ni deux ! VoilĂ un chutney vite fait !

Pour 1 petit bocal
* 600 grammes de pastèque (pesé pelé)
* 2 cs de sirop d’Ă©rable
* le jus d’un citron vert
* 15 cl de jus d’oranges
* 2 pincĂ©es de “Lawry’s seasoned salt” (en vente dans les Ă©piceries amĂ©ricaines)
Couper la pastèque en dĂ©s d’environ 1 cm. Les mettre dans une poĂŞle large (je me suis servie de mon wok) avec le sirop d’Ă©rable, le jus de citron et d’oranges et le sel Ă©picĂ©. Faire cuire environ 2 heures Ă feu moyen : il faut que ça bouillonne mais sans ĂŞtre en Ă©bullition permanente. Vers la fin de la cuisson Ă©craser la pastèque Ă la fourchette. lorsque le jus a bien rĂ©duit, laisser refroidir et mettre en pot.
Par Cyril le 01/07/2009
Salut!
Ca y est, c’est les vacances!
B. a le sourire des grands jours, elle rayonne tellement que j’en porte des lunettes de soleil Ă la maison. On va bouger, bien entendu, ainsi le frigo magique va faire une petite pause, le temps pour nous d’aller goĂ»ter des saveurs d’ailleurs. Mais avant le dĂ©part, j’ai profitĂ© de cette après midi, pendant que B. fermait la mercerie pour faire une coupe d’Ă©tĂ© au basilic de notre gouttière, prĂ©mĂ©ditant un pesto comme j’aime en faire une fois de temps en temps.
Le pesto, c’est un peu comme un mode de conservation dans l’huile pour un basilic qui va s’abimer (Ă l’approche de l’hiver, par exemple, ou au moment de partir en vacances). C’est facile Ă faire, il suffit d’avoir un mixeur sous la main (ou du temps et un pilon, au choix).

Pour 2 ou 3 pots de pesto vite fait
* 3 bouquets de basilic frais
* 4 cs de parmesan rapé
* 2 cs d’huile d’olive
* 50 g de pignons de pin
* 2 gousses d’ail
* Une pincée de gros sel
Passer tous les ingrédients au mixeur.
Le pesto se conserve longtemps au frais, d’ailleurs nous tournons encore sur celui que j’ai fait l’annĂ©e dernière.
Et dans la foulĂ©, je prĂ©pare un sort similaire Ă la touffe de ciboulette qui dĂ©borde du pot d’Ă -cĂ´tĂ©. Un coup de ciseaux et je m’en retourne faire fumer le mixeur. PlutĂ´t que des pignons de pin, B. me souffle d’ajouter des pistaches ou des noisettes et je dĂ©cide (par oubli en premier lieu) de ne pas mettre d’ail, la ciboulette Ă©tant de la famille des alliacĂ©es. J’y suis allĂ© Ă la louche, en partant du principe qu’on obtenait souvent quelque chose de bien quand on mĂ©langeait des bonnes choses. Ben lĂ , c’est carton plein, l’association de la ciboulette et des pistaches est particulièrement savoureuse.
Pour 2 petits pots de pesto de ciboulette
* 1 touffe de ciboulette
* 4 cs de parmesan rapé
* 1 cs d’huile d’olive
* 50 g de pistache
Préchauffer le four à 180°C. Réserver la sauce au frigo. Ou sinon, passer juste les ingrédients au mixeur, ça devrait amplement suffire.